Le coeur vide L'âme aride Oh mon dieu Quel est ce feu Qui paralyse et désarme Et vous laisse nue Seule et sans vis à vue Au hasard des rencontres Des regards qui s'affrontent Écorchant d'un coup sec Le chant de mes échecs Quand sur du papier livide Mon esprit pourtant avide Ne soustrait qu'à l'imparfait La souffrance lourde de mes maux écorchés Comme des nuages sur un ciel azuré Décapitant mes jours De ses aller sans retour Me laissant muette malgré La lune éclairant le chant de ma prose L'instant de la rose injuste éclose Dans des étoiles menaçantes Nébuleuses filantes de ma peine errante Au pouvoir divin De la vie et de la fin Se reforment un chemin Au détour de mes riens Sans couplet sans refrain Délicieuses exaltations D'impénétrables attractions Du désert de l'inspiration
Sur ma vie je t'ai juré un jour De t'aimer jusqu'au dernier jour de mes jours Et le même mot Devait très bientôt Nous unir devant Dieu et les hommes
Sur ma vie je t'ai fait le serment Que ce lien tiendrait jusqu'à la fin des temps Ainsi nous vivions Ivres de passion Et mon cœur voulait t'offrir mon nom
Près des orgues qui chantaient Face à Dieu qui priait Heureux je t'attendais Mais les orgues se sont tues Et Dieu a disparu Car tu n'es pas venue
Su ma vie j'ai juré que mon cœur Ne battrait jamais pour aucun autre cœur Et tout est perdu Car il ne bat plus Mais il pleure mon amour déçu
Sur ma vie je t'ai juré un jour De t'aimer jusqu'au dernier jour de mes jours Et même à présent Je tiendrai serment Malgré tout le mal que tu m'as fait Sur ma vie Chérie Je t'attendrai